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Piano est la simplification de " Pianoforte " qui désignait en 1709
le " Gravicombalo col piano e forte " de Bartolomeo Cristofori ou
autrement dit le clavecin avec nuances douces et fortes.
Le Piano, capable de moduler l'intensité sonore en fonction
d'une frappe plus ou moins accentuée sur la touche, est le
descendant du clavecin, du Psaltérion et du Tympanon, que l'on
retrouve encore en Europe centrale sous le nom de Cymbalum.
De ses ancêtres, il a hérité d'un clavier, base de l'écriture
musicale, et d'une percussion contre des cordes tendues sur une
structure de résonnance ( cadre, caisse, et table d'harmonie ).
Il faut attendre 1770 pour qu'enfin compositeurs et musiciens
succombent au charme de la " mécanique autrichienne " au
clavier souple et léger, à la sonorité fine et chantante de Johann
Andreas Stein. C'est Mozart le premier qui abandonne le
clavecin pour ce nouvel instrument. Andreas Streicher, gendre
de Stein, améliore solidité et sonorité sur les conseils de
Beethoven.
Le 19 ème siècle est une période féconde pour le développement
du piano que ce soit au point de vue de la fabrication ou du
répertoire de l'instrument.
.

   


Les principales techniques caractérisant encore les pianos
d'aujourd'hui furent inventées en une cinquantaine d'années: la
mécanique renforcée de John Broadwood en Angleterre, le
double échappement de Sébastien Erard breveté en 1821
( on peut retenir le marteau après un son frappé pour faciliter
la répétition ), les cadres métalliques ( Alpheus Babcook en 1825
aux Etats-Unis ), les cordes croisées ( Henry Pape en 1828 ) et les
marteaux garnis de feutres.
De nombreux autres fabricants appelés facteurs déposèrent des
brevets pour de multiples variantes ( pianos verticaux " Girafos ",
double clavier, pédalier, clavier courbé, pédales supplémentaires
pour faire varier le timbre par adjonction de divers matériaux
entre les cordes ).
Au début du 20 ème siècle, on retient le standard connu de nos
jours. Cette uniformisation due à l'industrialisation fait perdre
des sonorités uniques dues aux " malformations ", aux parasites.
On retrouve maintenant 2 types de fabricants.
Yamaha, Ibach, Pfeiffer, Kemble, Schinmel, Sauler priviligient
la technologie. Et certaines marques de prestiges comme
Bösendorfer, Bechstein, Steinway, Feuriche ou Steingraeber
perpétuent la " haute facture " du piano en ne produisant qu'une
centaines de pièces par an, dans les règles de lutherie
traditionnelles susceptibles de dégager des sons originaux ...

   

En 1970, des problèmes de gestion ont entrainé la fermeture
des manufactures françaises de Pleyel, d' Erard et de Gaveau
entre autres.
Espérons que la France retrouve cette facture instrumentale
qui fut l'une des plus brillantes au monde !!!

   
   
         


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